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jeudi 27 juin 2013

La déprime écologique

Je n'ai rédigé aucun billet depuis près d'un mois. Je pourrais donner toutes sortes d'excuses, mais la réalité, c'est que j'étais déprimée. Je me suis auto-diagnostiquée, et voici le verdict: je souffre de déprime écologique. Les symptômes sont: fatigue, découragement dès qu'on ouvre un journal ou site Web qui parle d'environnement, pessismisme, angoisses,  inquiétudes pour l'avenir de la planète, mais surtout de ses enfants et de ses petits-enfants, apathie, inaction.

Pendant des semaines, je ne me suis pas reconnue. Je me définis comme une réaliste optimiste, et pourtant je ne faisais que broyer du noir. Mon chum me disait: "Ça suffit! Arrête de lire sur l'environnement, prend une pause!" Mais une fois qu'on a ouvert les yeux, difficile de les refermer. Je n'arrivais pas à décrocher, à profiter du temps qui passe. Je portais un poids sur mes épaules, tout en ayant l'impression que je ne pourrais jamais m'en défaire. Au contraire, j'avais l'impression qu'il continuerait à être de plus en plus lourd, au fil des ans et des mauvaises nouvelles écologiques. J'étais obsédée par une image: celle de ma fille, devenue femme, décidant de ne pas avoir d'enfants parce qu'elle n'a plus espoir en l'avenir. Ma fille parle à tous les jours de bébés, du jour ou elle aura un bébé, de la personne avec qui elle aura des bébés, des toutous de ses futurs bébés, etc. C'est une fixation. Et vous devriez voir le petit sourire mi-gêné, mi-épanoui qui se dessine sur son petit visage quand elle en parle. C'est magnifique. Et pourtant j'ai peur, tellement peur de ne pas pouvoir lui offrir l'avenir dont elle rêve.


Quand j'ai compris ce qui se passait, je me suis dit que je n'étais sûrement pas la seule à me sentir comme ça, mais autour de moi, personne ne semblait vivre la même chose. C'est alors que mon chum m'a ramené un livre de la bibliothèque: Manuel de transition : de la dépendance au pétrole à la résilience locale, de Rob Hopkins, publié chez Écosociété en 2010. Je m'y suis plongée et ça m'a fait un bien fou.

Ce livre parle d'un mouvement collectif pensé par Rob Hopkins, celui des villes en transition (ou villes résilientes). En raison du pic pétrolier, des changements climatiques et des crises économiques, nous devrons inévitablement faire face à des défis majeurs et à une modification drastique de nos habitudes de vie. Hopkins a constaté que les villes qui ont le plus de facilité à se remettre d'une catastrophe, par exemple une catastrophe écologique, sont celles dont les communautés sont fortes et  tissées serrées mais surtout indépendantes sur le plan alimentaire et énergétique. Le mouvement des villes en transition est né de ce constat, et vise à rendre nos villes plus autonomes et indépendantes, donc plus résilientes. Hopkins favorise la décroissance et l'augmentation d'actions locales, initiées par la communauté. Son livre regorge d'idées pratiques, d'ateliers à expérimenter en groupe et de solutions concrètes pour faire de notre ville une ville résiliente.

Quelques idées en vrac:
-Jardiner dans tous les espaces possibles, et de façon productive... planter un arbre fruitier plutôt qu'un arbre décoratif, par exemple;
-Jardinage écologique, biologique, même en avant des maisons;
-Création de toits verts;
-Rénovations avec des matériaux recyclés ou locaux, plutôt que des dérivés du pétrole;
-Production agricole locale;
-Favoriser les commerces de quartier plutôt que les chaînes;
-Augmenter les initiatives de transport alternatif comme les transports en commun; rendre la ville agréable et sécuritaire pour les piétons et les cyclistes;
-Simplicité volontaire;
-Augmenter les liens entre les individus d'une communauté, miser sur les forces de chacun pour un développement collectif;
-Créer un plan de décroissance et de réduction de la dépendance au pétrole;
-Redécouvrir les savoirs anciens et les faire partager à la communauté.


Cela me rejoint énormément et vient reprendre, dans une approche globale et réfléchie, bien des éléments que je tente d'intégrer à mon quotidien, même si ce n'est pas toujours facile. Rob Hopkins prend aussi le temps de décrire le processus que traversent les individus lorsqu'ils sont confrontés au changement, qu'il provienne de la crise du pic pétrolier ou de la crise environnementale.  L'un des chapitres s'intitule d'ailleurs "Comment le pic pétrolier et le chaos climatique nous affectent-ils? Le syndrome de stress postpétrolier".

Hopkins est persuadé qu'il est essentiel de garder une vision positive, même si cela n'est pas toujours facile. Il préfère encourager les gens à se mettre en action en leur proposant une vision inspirante de l'avenir, plutôt qu'en brandissant des images apocalyptiques. Il met l'accent sur le plaisir, sur la joie d'être ensemble et de collaborer: il conseille d'ailleurs de créer des moments de partage pendant les réunions, que ce soit en favorisant l'écoute ou la rencontre, mais aussi en partageant une bonne bouffe ou en faisant la fête lorsque les discussions sérieuses sont terminées!

 Je crois que je dois apprendre de cela: mes inquiétudes ne devraient jamais m'empêcher de voir ce qu'il y a de beau dans la vie. Je dois continuer de profiter du moment présent. Je n'en serai que plus regénérée lorsque viendra le temps de m'attaquer à des dossiers plus sérieux!

"Comment pouvez-vous gérer au mieux les émotions
d'écrasement, de dévastation et de défaite qui accompagnent (...)
l'instant ou vous pigez réellement le pic pétrolier et ses
implications?  La première étape est d'accepter qu'il est naturel
de se sentir ainsi. En fait, cela est bien plus naturel que de ne rien
ressentir ou de disjoncter. C'est une réaction saine. (...) N'allez pas
trop vite: prenez le temps de simplement éprouver les effets de cette
prise de conscience. Même si la sensation est inconfortable, il s'y
trouve, comme dans les sombres chapitres initiaux de la plupart des
romans d'action, un appel à l'aventure. Vous en viendrez, a posteriori,
à voir ce moment comme une importante, mais positive, transition
dans votre vie." (Hopkins, 2010, p.89)



mardi 21 mai 2013

Maman Bio lit... "Des poisons dans nos vêtements", Magazine Géo de mars 2013.

Je viens de tomber sur un reportage très intéressant de Clément Imbert dans le magazine Géo de mars 2013 (bravo à Philippe Puiseux pour le graphisme, dont la qualité mérite d'être soulignée.) Sous une forme semblable à celle d'une affiche scientifique, on voit un personnage aux vêtements branchés vers lesquels pointent des encadrés. Dans ces encadrés, un court texte explique ce que nos vêtements peuvent contenir de nocif, exemples à l'appui.

Selon cet article, voici quelques exemples de vêtements qu'il vaudrait mieux éviter:
  • Les vêtements de sport en Gore-Tex, qui contiennent des perfluocarbures, une substance cancérigène interférant avec le fonctionnement de la glande thyroide.
  • Les vêtements de sport qui affirment pouvoir "neutraliser les odeurs de transpiration": ils risquent de contenir des organo-étains, qui polluent les milieux marins et perturbent le fonctionnement de certaines hormones dans le corps humain.
  • Les vêtements dits "infroissables", car cette propriété est conférée par du formaldéhyde, une substance reconnue cancérigène par le Centre international de recherche sur le cancer.
  • Les bottes et souliers fabriqués en Chine, car ils pourraient contenir du diméthylfumarate, un antifongique et antimoississure causant des dermatoses, de l'eczéma et des brûlures.
  • Les vêtements avec des décorations collées sur le tissu, car elles peuvent contenir des phtalates, qui servent à assouplir les plastiques. Il s'agit d'un perturbateur endocrinien déréglant l'action de certaines hormones et pouvant entraver le développement des organes sexuels. Rappelons qu'en 2004, Greenpeace avait découvert des substances chimiques dangereuses dans des vêtements de Disney (je serais curieuse de savoir si Disney a fait des modifications à la licence d'utilisation de son logo et de ses personnages depuis...)
Pour des exemples précis et des explications détaillées, je vous invite à consulter l'article de Clément Imbert dans cette édition du Magazine Géo, pp.94-95.

Pour aller plus loin, vous pouvez visionner un documentaire produit par Arte en 2010, "Du poison dans nos vêtements".

jeudi 9 mai 2013

Troc #7: le Drano

Court silence dans la dernière semaine: c'est que j'avais la tête ailleurs! Ma soeur vient de donner naissance à une magnifique petite fille de 8 livres 11! Je suis tellement heureuse et j'ai si hâte de pouvoir la serrer dans mes bras! J'adore les enfants. Les voir me redonne confiance en l'avenir. Aussi petite soit-elle, je sais qu'elle améliorera le monde, à sa façon. Et je sais que ses parents, en l'aimant et en l'encadrant, sauront la guider dans son parcours. Elle ne le sait pas encore, mais elle a de la chance d'être entourée de parents comme eux: aimants, tendres et amoureux.

Il me semble que quand on est entourés d'enfants, prendre soin de la planète devrait aller de soi. Après tout, c'est à eux qu'on la laissera! J'abhorre les gens qui se fichent de l'avenir en ne pensant qu'à eux, ceux qui disent: "Bof, de toute façon, je serai mort, alors autant en profiter!" ou encore "¨Ça ne sert à rien de se priver, qu'est-ce que ça change si moi, je change mes habitudes? Les autres ne le feront pas, eux!." Hier je suis allée à la quincaillerie et j'ai eu un exemple flagrant de je-m'en-foutisme qui me rend folle de rage. Pour la petite histoire, j'ai des problèmes de tuyaux à la maison, dus à mes bien-trop-longs-cheveux. Le réflexe, lorsqu'on a des tuyaux bouchés, c'est d'aller chercher du Drano. Ce que nous avons fait, je le confesse, devant l'urgence de la situation. Mais en appliquant le produit, je m'en voulais... je pensais à la cochonnerie que j'envoyais dans le système d'aqueduc, et je ne pouvais pas croire que je faisais cela. Tout cela pour rien, d'ailleurs, car ça n'a même pas fonctionné, et je me suis jurée que c'était la dernière fois que j'utilisais un produit comme cela. Je suis allée voir sur le Net et j'ai trouvé une solution exigeant un peu de sueur, mais garantie sans produit chimique: c'est un machin ressemblant à ceci, qui s'appelle poétiquement un dégorgeoir à tambour (?!?!?!):



Si vous êtes un tant soi peu manuel vous allez rire de moi car cela semble être un article de base dans l'entretien d'une maison, mais bon. En déambulant dans les allées de la quincaillerie, j'ai rencontré un préposé (quelle chance!) et je lui ai expliqué maladroitement ce que je cherchais. Il m'a emmené au bon endroit dans l'allée, où les dégorgeoirs à tambour côtoient les bouteilles de produits chimiques. Il m'a dit, en pointant une bouteille remplie de symboles qui font peur: "Tiens, prends ça, ça va toute partir." "Oui, sûrement, mais je ne veux pas utiliser de produits chimiques." La face qu'il m'a fait... ça ressemblait à: Bon, encore une maudite grano! Il a insisté: "Oui, mais si tu verses ça dans le tuyau, ça va toute partir. C'est ben plus fort que du Drano.C'est tellement fort que ça va toute faire fondre les cheveux coincés dans le tuyau." ..................J'ai osé un: "Oui, mais vous réalisez que ça s'en va dans le réseau d'aqueduc, après? Et que cette eau pleine de produits toxiques-là, on va la boire?"  Il m'a regardé, complètement indifférent, a haussé les épaules et m'a dit: "Bof, c'est pas grave." C'EST PAS GRAVE??! AAAAARRRGHHH!!! J'ai failli pogner les nerfs, mais j'ai réussi à dire: "Non, moi je ne veux pas utiliser de produit comme ça, merci de votre aide" tout en prenant le dégorgeoir à tambour et en quittant calmement. Mais cette indifférence, ça me rend folle!! Oui oui, je sais que l'eau du réseau est traitée après. Mais quand même, est-ce qu'on ne pourrait pas s'aider un petit peu et essayer de ne pas faire boire de produits chimiques à nos voisins, amis et enfants, et ce même si c'est dilué??? De plus, ce type de produits modifie le PH de l'eau, ce qui est très mauvais pour nos cours d'eau (cela encourage la prolifération d'algues bleues, et cela a aussi un impact sur les poissons.)

J'ai compris que le truc, pour ne pas que ça se reproduise, est de faire des traitements doux plusieurs fois dans l'année avec des produits naturels pour éviter que les tuyaux ne s'engorgent. Et en cas d'urgence, utiliser un outil comme le dégorgeoir à tambour. Voici deux recettes que je vais assurément tester prochainement, avec des produits qu'on a tous à la maison. Je les ai trouvées ici:

Substitut de Drano #1:

Versez 1 tasse de bicarbonate de soude dans le tuyau, puis ajoutez une tasse de vinaigre. Le mélange bouillonnera. Laissez agir en couvrant le drain avec un bouchon. Après 30 minutes, versez de l'eau chaude ou bouillante dans le tuyau (mais seulement si vos tuyaux sont en métal, ce qui est généralement le cas, mais si vos tuyaux sont en plastique, évitez l'eau bouillante.)

Substitut de Drano #2:

Si votre tuyau est vraiment bouché, que ce n'est pas qu'une simple accumulation, essayez cette recette. Versez une tasse de bicarbonate de soude ainsi qu'une tasse de sel dans le tuyau. Ajoutez 1 tasse de vinaigre, puis refermez le drain avec un bouchon. Après 10 à 15 minutes, versez de l'eau très chaude ou bouillante.

Connaissez-vous d'autres recettes maison pour remplacer le Drano?











mercredi 24 avril 2013

La journée sans maquillage

Vous en avez sûrement entendu parler, peut-être même trop! Aujourd'hui, c'était la journée sans maquillage. Il faut savoir que la journée a été initiée par le magazine Elle Québec et par Canal Vie. Je ne le savais pas et quand je l'ai appris, j'ai été franchement déçue. Ce qui pourrait être une superbe initiative est en fait, encore et toujours, une opération marketing. Elle Québec a fait une séance photo d'actrices au naturel. Plusieurs personnes se sont fâchées car ce ne sont pas des photos "réalistes": évidemment, elles sont faites par des photographes professionnels, avec un bon éclairage et la bonne technique! Moi ça ne me choque pas. Ce qui me choque apparaît dans un bandeau à droite, à côté des photos des vedettes: des publicités de maquillage! Et d'ailleurs, lorsque vous voulez voir la photo suivante, il y a un petit décalage de téléchargement de la publicité qui fait qu'en voulant cliquer sur "suivant", il se peut fort bien que vous cliquiez sur la publicité de Cover Girl!!! La journée sans maquillage est un concept marketing complètement hypocrite de la part de Elle Québec.

Mais encore? J'aime l'idée de cette journée, qui est de sensibiliser les femmes à leur beauté naturelle. Je crois que nous n'avons pas besoin d'une couche de fond de teint pour être jolies. En parler, même si ce n'est que pendant une jounée, peut faire réaliser à certaines femmes ou filles qu'elles n'ont pas besoin de cela pour être bien dans leur peau. Mais j'ai entendu et lu tellement de commentaires négatifs sur cette journée...je n'en revenais pas. Le plus éloquent étant sûrement: "Cette journée-là, c'est l'initiative d'une gang de féministes frustrées." Car on sait tous que si on ne veut pas mettre de maquillage, on est obligatoirement une féministe frustrée. On est sûrement poilue et mal baisée, aussi. Il y a des préjugés qui ont la couenne dure...

J'ai beaucoup réfléchi au maquillage ces derniers temps, et à tous ces artifices que nous utilisons pour "améliorer" notre image. Pendant mon dernier congé de maternité, évidemment, je ne me maquillais pas. Quand j'ai repris le travail, ma fille de 4 ans a commencé à me regarder me maquiller. Elle était complètement fascinée. Au début je trouvais cela mignon. Je me revoyais, assise sur le bord du bain, en train de regarder ma mère appliquer du mascara et du rouge à lèvres. Ma fille m'a demandé si elle pouvait, elle aussi, avoir du rouge à lèvres. J'ai accepté à quelques reprises. Lorsqu'elle arrivait à la garderie, sa gardienne le remarquait et la complimentait. Ce qui était un geste spécial est devenu nécessaire: plusieurs matins d'affilée, j'ai eu doit à une crise parce que je refusais de colorer ses lèvres. Je ne voulais pas continuer dans cette voie . Ma fille est magnifique comme elle est. Je ne voulais pas qu'elle pense qu'elle était plus belle avec du maquillage. J'ai décidé de me maquiller au bureau plutôt qu'à la maison et les crises ont cessé. Mais je trouvais que mon attitude n'était pas très conséquente: comment pouvais-je espérer que ma fille se trouve belle au naturel si son principal modèle féminin ressentait le besoin de se maquiller devant les autres? C'était complètement illogique et évidemment, elle aurait fini par découvrir que je me maquillais quand même au bureau.

Tranquillement, j'ai commencé à moins me maquiller. J'ai troqué mes produits commerciaux contre des produits bios et éthiques. Et puis un matin je ne me suis pas maquillée du tout. Le matin suivant aussi. Et maintenant, depuis un mois environ, je ne me maquille plus du tout. À part mon chum, qui me préfère sans maquillage, personne ne m'a rien dit, et je soupçonne que personne ne s'en est rendu compte!

Peut-être croirez-vous que je suis excessive, et que ma fille aurait bien pu apprendre à s'accepter telle qu'elle est en me voyant maquillée. Évidemment, je me bats contre les dictats de la société auxquels elle sera exposée tôt ou tard. Mais je suis convaincue que notre vision de la beauté est directement reliée à celle de notre mère.Si notre mère ne peut pas sortir dehors sans être maquillée, nous acquérerons l'idée que pour être belle, il faut du maquillage. Le goût pour les fards et les rouges n'est pas inné, mais acquis.

Certains diront aussi qu'à son âge, ce n'était qu'un jeu. Je ne le crois pas. À deux ans, un enfant voit le maquillage comme un jeu. Il joue avec les textures des brosses, avec les couleurs. Il observe les gestes. À quatre ans, l'enfant affirme son identité. Il aime l'idée de se maquiller car cela le fait devenir autre, pour un moment. Mais s'il voit sa mère se maquiller chaque jour, pensera-t-il que pour être beau, il faut être autre que soi? Là est le danger, le glissement possible.

Pour répondre aux besoins de nos enfants, qui désirent explorer et jouer avec leurs identités possibles, on peut acheter des crayons de maquillage professionnels et les laisser s'amuser devant le miroir. Ils deviendront tour à tour chat, lion, coccinelle, clown. On peut aussi mettre à leur disposition une boîte remplie de vieux vêtements. Ils s'amuseront à être autre, tout en sachant qu'ils sont, "pour de vrai", absolument merveilleux.

lundi 15 avril 2013

Troc #6: Loquets de portes pour tout-petits

Un petit troc tout simple aujourd'hui pour les parents parmi vous! Lorsque votre adorable bébé deviendra un petit gigoteux qui court partout, il vous faudra sécuriser votre maison. Mettre des barrières pour bloquer l'accès aux escaliers, installer des cache-prises électriques pour ne pas que vos trésors glissent leurs petits doigts dans les prises, mais surtout empêcher l'accès aux portes d'armoires qui contiennent des produits dangeureux ou auxquels vous ne voulez pas que vos enfants aient accès. Croyez-moi, il y en a beaucoup plus qu'on pense dans une maison!

Lorsque ce moment est arrivé avec notre premier enfant, nous avons fait de bons consommateurs de nous-mêmes et avons acheté une panoplie de loquets de portes comme celui-ci. En fait, il y en a différents modèles, selon le type de poignées qu'il y a sur vos portes d'armoires. Évidemment, pour compliquer les choses, ceux que nous avions acheté au départ ne fonctionnaient pas car ils étaient trop courts; il a fallu en racheter d'autres avec des branches plus longues pour que cela fonctionne. Dans d'autres cas, toutefois, c'était le contraire: les loquets étaient trop grands et nous ne trouvions rien pour les poignées très rapprochées. Au final, nous avons certainement acheté une vingtaine de loquets qui ont tous, et je dis bien TOUS, fini par se briser. C'est logique: pour diminuer les coûts de production, les loquets sont faits de plastique "cheap". Ce qui doit faire plaisir à l'industrie puisque les parents doivent alors en racheter d'autres, et d'autres, et d'autres...

À notre deuxième enfant, j'ai installé quelques loquets qui n'ont pas duré longtemps. Après m'être emportée contre le dernier loquet brisé, je me suis dit que je n'en rachèterais plus. Il y a bien des limites! Nous avons alors fait ce que nous aurions dû faire dès le départ: réfléchir à ce que nous pouvions faire avec ce que nous avions à la maison...

Le résultat de nos réflexions? Quelque chose de bien révolutionnaire qui s'appelle du tissu! J'ai découpé de longues bandes de tissu dans ce que nous avions à la maison, soit de la flanellette à motifs colorés. N'importe quel tissu le moindrement résistant ferait l'affaire. Nous avons noué le tout autour des poignées et voilà! C'est fait!

Cela fonctionne peu importe le type de poignées que vous avez. De plus, c'est aussi sécuritaire, sinon plus, que les loquets en plastique: c'est tellement simple de faire une boucle que vous prendrez certainement le temps de le faire... tandis qu'il se peut que vous vous tanniez de vous battre avec un loquet et que vous ne l'attachiez pas une fois sur deux. Bon, vos armoires auront un peu l'air d'être des paquets cadeaux, mais si vous prenez un tissu neutre, de la couleur de vos armoires par exemple, cela ne devrait pas trop jurer. Et je suis certaine que cela durera plus longtemps qu'un bidule en plastique!

Je trouve que cette histoire est un parfait exemple de notre réflexe de consommateurs. Lorsqu'un problème se pose, nous nous demandons généralement ce que nous pourrions acheter pour le régler. Nous avons oublié comment faire les choses par nous-mêmes. Et pourtant, le faire soi-même est tellement plus gratifiant et dans ce cas, beaucoup plus efficace et écologique!


jeudi 13 décembre 2012

Troc #3: Les crayons

Aujourd'hui, au travail, après avoir envoyé un troisième crayon aux poubelles parce qu'il n'y avait plus d'encre dedans, je me suis dit qu'il fallait que j'opte pour une solution un peu plus écologique que les stylos jetables. J'ai donc remplacé mon stylo par un crayon à mine. C'est un petit truc tout simple auquel je n'avais pas pensé avant! Les crayons à mine sont faits de bois, tandis que les mines sont composées d'un mélange de graphite, d'argile et d'eau. Beaucoup plus écolo que le plastique! Pour ceux qui préfèrent l'encre, pourquoi ne pas vous acheter un stylo que vous pouvez remplir d'encre lorsqu'il n'y en a plus à l'intérieur? C'est tellement romantique...


mercredi 12 décembre 2012

Être écolo pour accueillir bébé

Être écolo, c'est repenser sa consommation. Et le moment de notre vie ou nous achetons le plus de choses est certainement lorsqu'on attend un bébé! On veut que notre poupon ait tout ce dont il a besoin, dès sa naissance. Mais de quoi a-t-il réellement besoin? De l'amour, du lait, de la chaleur, des vêtements et d'une maison sécuritaire. Le reste, votre bébé s'en fout. Sérieusement. Maintenant, vous pouvez avoir l'impression que VOUS avez besoin d'une tonne de choses pour faire face à ce changement de vie. Je me suis amusée à faire une petite liste de ce qui est vraiment utile, de ce qui est totalement inutile, et des petits luxes agréables qu'on peut s'acheter ou demander en cadeau lors d'un shower de bébé.

Mais avant de commencer, cinq petites règles avant d'acheter:

1- Regardez votre budget et voyez ce que vous pouvez dégager comme montant pour l'achat du mobilier de bébé. Ne vous endettez jamais pour acheter un beau lit à 600$, une poussette à un prix faramineux ou la berceuse la plus confortable et silencieuse sur le marché. Je vous le jure, avec un bébé à la maison, vous allez déjà avoir mille et une raisons de vous inquiéter (le gène de l'angoisse se développe après l'accouchement, c'est connu!), alors ne rajoutez pas le stress financier en plus. Si vous êtes la maman et que ça ne vous préoccupe pas, dites-vous que ça préoccupe assurément votre chum (ce qui se développe chez eux, après l'annonce de la grossesse, est le gène du papa-protecteur-soutien-de-famille et c'est presque certain qu'ils se demandent avec angoisse s'ils arriveront à pourvoir aux besoins du bébé.) Donc les filles, n'en rajoutons pas en leur demandant la chambre parfaite vue dans un magazine de décoration, s'il-vous-plaît!

 2-N'achetez pas un "kit" complet à un prix de fou sur un coup de tête dans un magasin pour bébés. C'est une ARNAQUE!  De toute façon, les chambres avec mobilier parfaitement assorti, c'est OUT.

3- Si vous hésitez, si vous trouvez que c'est trop cher pour vous, si vous pensez que vous allez peut-être regretter ou être trop serrés après un achat, ATTENDEZ! Sortez du magasin, dormez là-dessus et si vous voulez toujours le bien en question après une semaine, achetez-le. L'attente nous permet de nous poser des questions et de mieux connaître nos besoins réels.

4- Laissez les émotions à la maison. Je sais, c'est plus facile à dire qu'à faire. Mais si l'argument final pour acheter quelque chose ressemble à: "Je veux ce qu'il y a de mieux pour mon bébé" , il y a un problème. Ce sont vos émotions qui parlent. Et c'est exactement ce que veulent les entreprises. Essayez d'acheter avec votre tête. Si vous sentez les émotions vous envahir, revenez à la règle numéro 3: sortez du magasin et retournez-y un autre jour.

5- Achetez seconde main. Ce que vous cherchez, des milliers de parents l'ont déjà acheté, à peine utilisé et cherchent maintenant à s'en débarrasser. Pensez friperies, centres d'entraide, kijiji, et même Facebook, qui a maintenant des pages pour les parents désirant vendre ou acheter des articles pour bébés, selon les régions. Si vous êtes au Bas-Saint-Laurent, consultez la page Facebook "Articles et vêtements usagés pour bébés", ça vaut vraiment la peine.

* * * Si vous êtes vraiment serrés ou dans une situation financière difficile, n'hésitez pas à vous informer au CLSC de votre quartier. Ils ont généralement des listes d'endroits ou acheter des articles à bas prix et pourront vous aider.

Ce qui est utile (voire indispensable) pour accueillir bébé (hormis les vêtements):

-Une bassinette! Achetez-là usagée, mais il ne faut pas qu'elle ait été fabriquée avant 1986 car les normes pour la distance entre les barreaux ont changé depuis (si vous ne connaissez pas la date de fabrication, vérifiez la distance entre les barreaux: elle ne doit pas excéder 6 cm!) Vérifiez aussi que le support du matelas est vissé à la structure du lit, et non pas accroché avec des crochets.

-Si votre évier est tout petit ou que votre bain est immense, vous allez devoir acheter un bain pour bébés. Ça ne sert pas très longtemps et si vous pouvez donner le bain dans votre lavabo, évitez l'achat du bain. C'est encombrant et après peu de temps on ne sait plus quoi faire avec. Si vous devez en acheter un, regardez du côté de l'usager. J'en ai vu dans des friperies pour enfants à 2 ou 3$.

-Si vous savez que vous allez donner le bain de bébé seul(e), que ce soit dans un bain de bébé ou dans l'évier, achetez un support en plastique pour déposer bébé. Oui, vous pouvez tenir bébé d'une main et le laver de l'autre, mais c'est plus difficile. À mon deuxième bébé j'ai presque toujours donné le bain seule et je ne sais pas ce que j'aurais fait sans petit support! Le mien ressemblait à ceci:

-Un matelas de table à langer. Il n'est pas nécessaire d'avoir un meuble de table à langer. Un simple matelas peut se déposer sur n'importe quelle commode. Lorsque votre enfant vieillira, vous pourrez continuer d'utiliser le meuble en retirant tout simplement le matelas.

-Pour le coin qui servira à langer bébé, assurez-vous d'avoir tout ce dont vous avez besoin à portée de main. Vous ne pouvez pas vous éloigner ni vous retourner deux secondes en changeant bébé, à cause des risques de chute. Des solutions: installer une toile à plusieurs pochettes ou vous insèrerez couches, cotons tiges et petites débarbouillettes au-dessus du matelas à langer.Vous pouvez aussi installer une tablette avec des petits paniers.Une autre idée: si vous avez une bibliothèque très simple, vissez-là sur un mur et installez la table à langer sur l'autre mur, de façon perpendiculaire.Ainsi, tout sera facile à atteindre sans vous déplacer. Il est essentiel de visser la bibliothèque pour ne pas que votre bébé, devenu un peu plus grand, la fasse tomber sur lui par mégarde.

-Les essentiels de la table à langer: des cotons tiges pour nettoyer doucement le nez, une solution d'eau saline (achetez-là toute faite quelques fois pour avoir plusieurs contenants, et ensuite, réutilisez-les en faisant la solution vous-mêmes. Ce n'est pas compliqué du tout! La recette est dans le fameux Mieux-Vivre), du Tempra (ou autre médicament semblable) pour le temps des dents qui percent, de la pâte de zinc, des petites débarbouillettes pour nettoyer les fesses et un bol d'eau. Les lingettes pour nettoyer les fesses sont très irritantes, chimiques et pas écolos du tout! Votre bébé préfèrera de petites débarbouillettes douces trempées dans une eau très légèrement savonneuse. Pour la pâte de zinc, je vous conseille d'acheter un gros pot de marque maison . Achetez un pot de pâte d'Ihle (pâte d'oxide de zinc) et non pas l'onguent de zinc, car il est vraiment trop liquide. Évitez le Zincofax: sa concentration en oxyde de zinc est plus élevée (40%) et il contient des dérivés de pétrole.

-Deux ou trois bavettes couvrantes, qui cachent le chandail de l'enfant au complet. Les petites bavettes, c'est  mignon et vous allez peut-être les utiliser si votre bébé régurgite beaucoup, mais peut-être que vous n'en utiliserez pas non plus. Donc si vous voulez en acheter, commencez par deux. Vous allez vite savoir si vous en avez besoin de plus. Par contre, il est ABSOLUMENT CERTAIN que vous allez avoir besoin de bavettes plus couvrantes! Certaines se lavent dans le lavabo après le repas et sèchent à temps pour le repas suivant.

-Un porte-bébé. Ça, c'est un élément essentiel. Vous allez l'utiliser très souvent, je vous assure! Il vous aidera à calmer et endormir bébé s'il fait des coliques ou s'il dort mal les premiers mois, il vous permettra de vaquer à vos occupations quotidiennes tout en sachant que votre bébé est bien et en sécurité (entre préparer le souper avec bébé collé sur moi ou bébé pleurant par terre, je préfère la première option!), il facilitera vos déplacements avec bébé car il ne prend pas de place comme une poussette,  et il vous permettra de faire dormir bébé lorsque vous n'êtes pas chez vous. Il y a plusieurs sortes de porte-bébés, donc je vous suggère d'aller discuter de vos besoins avec une conseillère dans un magasin pour enfants, ou même avec des amis qui ont déjà utilisé un porte-bébé.

-Une petite brosse ou un petit peigne pour bébé (très utile si votre bébé fait du chapeau dans les premiers mois.) Parfois ces petits ensembles viennent avec un coupe-ongles, qui est pratique mais pas absolument nécessaire. Au début, les ongles de votre bébé sont tellement minuscules que vous n'oserez probablement pas les couper au coupe-ongles... la plupart des mamans les coupent avec leurs dents lorsqu'ils sont mous, après le bain. On est sûrs de ne pas blesser bébé comme cela.  Lorsque votre bébé sera un peu plus vieux, vous pourrez utiliser un coupe-ongles pour adultes.

-Un mouche-bébé. N'achetez pas le modèle "poire", mais celui qui fonctionne lorsque vous aspirez les sécrétions. Oui, ça a l'air dégueulasse, mais c'est moins pire que l'on pense... et pour que votre bébé dorme même quand il a le rhume, je suis pas mal certaine que vous allez passer par-dessus votre dégoût!

-Un thermomètre. Idéalement, prenez-le rectal (plus facile pour les bébés). Certains font pour plusieurs endroits. Désinfectez bien avec de l'alcool après chaque usage.

-Une bonne crème pour hydrater bébé en douceur.

-Pour les bains, préfèrez un savon doux, bio et québécois. Votre bébé ne sera pas toujours réellement sale, donc ne le lavez pas à la grandeur à chaque bain, ce serait irritant pour sa petite peau délicate. Les infirmières en périnatalité le précisent souvent. Moi j'adore le savon Douce Mousse.

-Des couches lavables!! Il y a des modèles tellement bien faits maintenant qu'on serait fous de s'en passer. Certaines couches sont aussi faites au Québec! Informez-vous, peut-être que votre municipalité offre une remise en argent à l'achat de couches lavables. En voyage, vous allez peut-être préférer les couches jetables: privilégiez les couches naturelles comme les Mama Zone, par exemple. Essayez par contre de les réserver pour les voyages et non pas pour le quotidien: la plupart des couches écolo pour bébé proviennent d'Europe, et ont donc fait beaucoup de kilométrage avant d'arriver jusqu'à vous!

-Une poussette. Pour l'achat de la poussette, évaluez bien vos besoins. Vous pouvez vous poser des questions comme:
- Vais-je l'utiliser en hiver sur des trottoirs mal déneigés ou vais-je faire du hors-route avec la poussette? Si oui, vous avez besoin de roues plus massives. Sinon, des roues ordinaires feront l'affaire.
-Est-ce que je vais prendre le métro ou l'autobus avec? Si oui, vous avez besoin d'une poussette légère et qui ne prend pas trop de place. Si ce n'est pas fréquent, vous pouvez opter pour le porte-bébé lors des déplacements en transport en commun.
-Est-ce que je vis dans un logement au deuxième ou au troisième étage? Si oui, essayez d'acheter une poussette qui vous permet d'être montée en deux parties. Ainsi vous pourrez monter le bébé dans la coque jusqu'en haut, et revenir chercher le bas de la poussette lorsque bébé sera dans la maison. Sinon, ce n'est pas nécessaire!
-Vais-je réellement me servir de ma poussette lorsque le bébé sera tout-petit? Si votre bébé naît en hiver et que vous êtes casanier, il se peut que vous puissiez simplement acheter une poussette de type "poussette-canne".

-Si vous avez une voiture, un siège d'auto. Pour cela, je ne prendrais pas de chances: achetez-le neuf. De toute façon, les sièges ne sont "bons" que 4 ans selon la loi.

-Un doudou! Vous pouvez le fabriquer en cousant ensemble des morceaux de tissu de différentes textures ou reliefs, ou prendre un petit toutou doux. Ne le prenez pas trop gros, car vous ne voulez pas que votre enfant s'étouffe dedans ou grimpe dessus pour atteindre le bord du lit lorsqu'il sera plus grand.

Les petits luxes...

-La chaise berçante. Ce n'est pas un achat nécessaire: vous pouvez aussi allaiter votre bébé dans un fauteuil ou dans un lit,  et le calmer en marchant avec lui plutôt qu'en le berçant. Cela dit, si vous avez les moyens, gâtez-vous. Vous allez apprécier la chaise berçante lors des nuits plus difficiles!

-Le coussin d'allaitement. Ce n'est pas indispensable: vous pouvez aussi rendre l'allaitement plus confortable en utilisant un oreiller ou des coussins. Si vous décidez d'acheter un coussin d'allaitement, préfèrez les coussins qui ne sont pas en forme de "u", comme les coussins de la marque Nneka, par exemple. Ils pourront être utilisés plus tard pour autre chose (surélever un pied blessé, appuyer votre dos, dormir plus confortablement, etc.)

-Si vous avez un bébé d'hiver,  une crème douce pour ses joues et ses lèvres, qui auront tendance à s'assécher à cause de la température.

-Pour vous, un ou deux soutien-gorges d'allaitement. Ils sont en général assez dispendieux, mais pratiques. Toutefois, des soutien-gorges en coton (sans rembourrage ni arceaux) qui s'abaissent facilement font parfaitement l'affaire et sont moins dispendieux. Je pense notamment à ceux de American Apparel. Si vous avez une poitrine volumineuse par contre, optez pour de vrais soutien-gorges d'allaitement, qui vous donneront quand même plus de support que les simples soutien-gorges en coton.

-Un petit siège (berçant ou non) qui se pose par terre.  Cela vous aidera à vaquer aux tâches quotidiennes.

-Un tapis d'éveil, idéalement avec une arche au-dessus. Franchement pratique dans les premiers mois, lorsque vous avez l'impression que vous ne savez pas quoi faire pour divertir votre bébé! Cela se trouve facilement en usagé.
 
Ce qui est inutile d'acheter (ou que vous pouvez faire vous-même)

-Les petites débarbouillettes pour nettoyer les fesses de bébé sont très mignonnes et si vous décidez de ne pas utiliser de lingettes toutes faites, vous en aurez besoin d'une bonne quantité. Mais vous pouvez très facilement les faire vous-même avec de vieux chandails en coton ou de vieux pyjamas. S'ils sont en flanellette c'est encore mieux car ce sera très doux! Vous n'avez qu'à couper les débarbouillettes de la taille désirée, puis faire une couture en zigzag autour pour ne pas qu'elles s'effilochent. C'est un beau cadeau à faire et à offrir pour une amie qui attend un bébé.

-Même chose pour les petites serviettes de bébé. C'est mignon, mais ce n'est pas nécessaire. Les serviettes plus grandes que vous utilisez au quotidien feront parfaitement l'affaire.

-Les alèses (grands morceaux de tissu rectangulaires doublés d'une épaisseur de plastique.) Le but du plastique sur les alèses est d'empêcher que le pipi ne tache ce qui se trouve en dessous. Mais pourquoi faire? Ce qui se trouve en-dessous, soit le matelas à langer, est déjà en plastique!!!  En plus, c'est dispendieux, surtout que vous en avez besoin d'au moins 3 ou 4, sinon plus! Utilisez de vieilles serviettes et coupez-les de la bonne taille, ou pliez-les simplement en deux ou en trois pour plus de confort. Ce sera parfait et vous ne serez pas déçu lorsque le petit motif rose ou bleu de l'alèse sera devenu brun!

- Les tours de lit. Oui, c'est beau pour la décoration, mais ce n'est pas sécuritaire. Il est fort probable qu'une infirmière passera chez vous après la naissance du bébé et qu'elle vous dira de l'enlever si vous en avez un, de toute façon! Si vous y tenez, installez-le lorsque l'enfant est capable de se retourner et de bouger (et donc de se dégager s'il reste coincé).

-Les couvertures douces. Vous en aurez besoin au début pour emmailloter bébé. Mais les couvertures des magasins sont souvent bien trop petites pour emmailloter les bébés, ou trop petites pour cacher bébé dans sa poussette et coincer les replis de la couverture dedans pour ne pas qu'elle s'envole.  Au lieu d'en acheter plein qui ne vous serviront pas, fabriquez-les ou demandez à quelqu'un qui sait coudre de vous en fabriquer comme cadeau de naissance. Ce n'est pas compliqué et il existe plein de tissus en petite flanalette avec des motifs enfantins qui sont parfaits pour ça!

Vous avez d'autres suggestions? N'hésitez pas à m'en faire part dans les commentaires!