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mardi 18 décembre 2012

Guide de survie du nouveau végétarien à l'approche du temps des Fêtes

Je suis végétarienne depuis près d'un an et demi maintenant. J'ai cessé de manger de la viande lorsque j'étais enceinte de mon deuxième enfant. L'odeur et le goût de la viande me dégoûtaient complètement, comme c'est parfois le cas pendant la grossesse. Pendant la dernière période des Fêtes, j'ai donc mangé plus d'accompagnements que de dinde et de ragoût. Mais comme j'étais enceinte, cela n'a choqué personne. On ne peut reprocher à une femme enceinte d'avoir des dégoûts: généralement cela fait rigoler les gens, qui en profitent pour nous parler de leurs propres goûts et dégoûts de grossesse, ou de ceux de leur femme. Cette année, ce sera nos premières vacances de Noël en tant que végétariens. Comme nous ne sommes certainement pas les seuls dans cette situation, je vous propose un petit guide de survie pour nouveaux végétariens.


De tes choix alimentaires, à l'avance tu aviseras.
Notre lien avec la nourriture est affectif. Il est donc normal que l'annonce de votre végétarisme suscite des réactions passionnées. En avertissant vos proches à l'avance, vous leur laissez le temps d'y penser avant les Fêtes et minimisez le risque de confrontations. Vos hôtes auront aussi le temps de modifier leur menu, si nécessaire, sans se sentir coincés dans le temps. Avertir les gens à l'avance est une marque de respect envers eux. Cela ne vous dérange peut-être pas de manger beaucoup de patates et de canneberges dans un repas, mais vos hôtes seront peut-être mal à l'aise de l'apprendre tardivement et de ne pas vous voir participer au festin. Noël, c'est une fête de partage, et le fait de ne pas vouloir partager la nourriture que des êtres aimés ont fait pour nous peut même être insultant pour certaines personnes.

De cruauté animale, autour d'une dinde tu ne discuteras pas.
Le végétarisme est encore un choix hors norme. Il se peut qu'à table, des curieux vous questionnent sur vos motivations. Mais de grâce, ne parlez pas des animaux dépecés encore vivants ou de l'intelligence du cochon en plein milieu du repas! Cela intéresse peut-être une ou deux personnes, mais certainement pas toute la tablée. Et surtout pas en mangeant! Si quelqu'un vous presse de questions, répondez-lui que vous en discuterez avec lui après le repas. Vos hôtes vous en seront vraiment reconnaissants!

Les choix des autres, tu ne dénigreras pas.
Adopter une alimentation végétarienne est un choix personnel. Nous souhaitons tous que cela devienne un jour un choix collectif, pour le bien de la planète. Mais on ne peut pas forcer les gens à changer leurs habitudes si ça ne les intéresse pas. Je trouve que ceux qui font une promotion agressive du végétarisme nuisent parfois à leur cause, parce qu’ils passent pour des extrémistes. Il est très facile d’être étiqueté lorsque nos choix ne sont pas ceux de la majorité. Mais lorsque les gens nous trouvent extrêmes, ils n’écoutent plus nos idées puisqu’elles leur paraissent dénuées d’objectivité. Selon moi, la meilleure façon de parler du végétarisme, c’est en utilisant abondamment le « je ».  Par exemple, entre : » JE suis végétarienne parce que JE ne me sentais pas à l’aise avec les conditions de vie des animaux d’élevage. » et « C’est vraiment dégueulasse ce qu’ils font aux animaux! Les gens qui mangent de la viande produite de façon industrielle sont complices de la cruauté animale », qu’est-ce qui est le moins menaçant? Utiliser le « je » est aussi moins moralisateur.  Et vos idées feront quand même du chemin…
De la bonne bouffe, tu apporteras.
Je suis d'accord avec le chef Luc Racine qui dit, dans son livre Végé: gastronomie végétarienne, que la meilleure façon de sensibiliser les gens au végétarisme, c'est en leur cuisinant de la bonne bouffe! Parfois, les plats parlent plus que les actes... Pourquoi ne pas profiter du temps des Fêtes pour offrir de belles tourtières végétariennes à vos proches? Si vous êtes vegan, lancez-vous dans la préparation de décadents cupcakes au chocolat... et souriez lorsque votre tante s'exclamera: "Hein! Y'a pas d'oeufs là-dedans?!?"

En tout temps, tu te respecteras.
Vous ne voulez sûrement pas froisser les gens que vous aimez en devenant végétarien. Mais ne vous forcez pas à manger de la viande pour éviter de les froisser non plus. Ce qui les choque aujourd’hui deviendra normal pour eux dans quelques temps. Si vous avez choisi le végétarisme, c’est que vous aviez envie de poser des actions concrètes dans le respect de vos valeurs. Même s’ils ne sont pas d’accord avec vous, ils respecteront certainement votre intégrité. Soyez fiers de vous!

vendredi 14 décembre 2012

Un arbre de Noël écolo

À chaque année, un peu avant Noël, on a droit à des reportages sur les sapins de Noël. La question posée est toujours celle-ci: est-il plus écologique d'acheter un sapin de Noël artificiel qui durera plusieurs années ou acheter un sapin de Noël naturel qui ne durera que quelques semaines? La production d'un sapin en plastique demande d'énormes quantité d'eau, en plus de contenir des matériaux dommageables pour l'environnement comme le plastique et l'aluminium. En plus, la plupart des sapins artificiels sont produits en Chine...tout ce kilométrage parcouru pour arriver dans notre salon, ce n'est pas génial pour la planète. Le sapin naturel, quant à lui, ne provient pas directement de nos forêts. Les sapins naturels vendus dans les marchés proviennent généralement de plantations de sapins dont l'unique but est de vendre des conifères pour la fête de Noël. C'est donc un meilleur choix. Si vous achetez un sapin naturel, essayez d'en trouver un qui a été cultivé près de chez vous. Car évidemment, plus il y a de transport, moins c'est écolo.

 
On peut aussi décider d'utiliser notre créativité pour réinterpréter le sapin de Noël. Le magazine Coup de Pouce a récemment proposé trois sapins réinventés: un sapin rustique, un sapin littéraire et un sapin vintage. Vous avez peut-être aussi vu circuler cette photo de sapin fait avec des livres sur les réseaux sociaux? C'est une idée que j'adore! Et j'ai probablement assez de livres à la maison pour l'essayer l'année prochaine! Je raffole aussi de ce sapin fait avec de vieux journaux...

Crédits photo: PinLaVie, Sorry Television et Cascades


J'ai aussi un faible pour les arbres en carton. La compagnie Cascades commercialise 4 modèles de sapins en carton recyclé, que vous pouvez vous amuser à décorer avec vos enfants. Évidemment, vous pouvez aussi en faire un à la maison avec des boîtes de carton. Mais nous, cette année, avons opté pour la simplicité: nous avons enluminé et décoré une branche de notre Marronier d'Inde, que nous devions couper car elle était trop basse... Et voici le résultat! C'est joli, n'est-ce pas? Les enfants ont été aussi émerveillés que s'il s'agissait d'un vrai de vrai sapin!

Nous allumons notre arbre le soir seulement, si nous sommes dans le salon. Pas question de le laisser allumer toute la journée et toute la nuit... Il me reste à voir si ma branche résistera au temps et si je pourrai la réutiliser l'an prochain. J'ai bon espoir! Nous avons aussi décidé, cette année, de ne pas décorer l'extérieur de notre maison, sauf pour une couronne de Noël sur notre porte. J'ai vu que l'on pouvait faire des décorations extérieures avec de vieux disques compacts, qui ne consomment pas d'énergie mais scintillent quand même. Ce sera pour l'année prochaine!